Prius Prime – Deux mois

Eh oui, voilà maintenant deux mois que je roule en Prius Prime version Technologie.  Un peu plus de 3200 km au compteur.

J’ai créé des chiffriers contenant mes statistiques d’utilisation, suffit de naviguer dans le menu Prius Prime pour les trouver.

Mes impressions?

Très content de la voiture et de ses capacités.  La possibilité de faire 45 km en mode pleinement électrique me convient parfaitement.  Mon trajet pour le boulot est de 22 km total (aller-retour).  Si je fait la recharge en arrivant de ce trajet, il suffit d’une heure pour que la batterie soit de nouveau complètement pleine.  Facile d’aller faire des courses avec une pleine charge en soirée.

Durant une fin de semaine, j’ai fait un parcours de 734 km.  J’ai fait 20 km sur la batterie, et je me suis mis en mode hybride pour conserver la batterie pour la partie urbaine de mon déplacement.  Pluie, vent, beau temps, un peu de tout.  Au final, j’ai obtenu une moyenne de 4,2 l/100 km.  Sur l’autoroute, je suivais la circulation, donc, un peu au dessus de la limite officielle de 100 km/h.

Évidement, après deux mois, j’ai trouvé des points qui sont un peu décevants dans l’auto.   Alors, en voici quelques uns:

  • Dans l’habitacle, il y a une barre chromée qui parcours le tableau de bord.  Lorsque le soleil entre dans l’habitacle selon un certain angle, c’est aveuglant.  Je vois maintenant plusieurs voitures avec ces caractéristiques de design, franchement, ce n’est pas une bonne idée. Gardez le tableau de bord un peu plus mat.
  • Le plastique ‘Piano noir’ sur le tableau de bord est luisant lui-aussi et la moindre poussière est visible, idem pour les doigts.  Si on aime sa voiture bien propre, il faut redoubler les efforts habituels.  C’est beau, mais c’est de l’ouvrage!
  • Les sièges en similicuir (ce que Toyota appelle le Softex).  C’est chaud l’été, ça ne respire pas beaucoup, surtout le dos.  J’ai eu seulement une voiture avec des sièges en cuirs et ils étaient ventilés, alors, difficile pour moi de comparer.  Avoir le choix, je pense que j’aimerais autant des sièges en tissus.
  • Les gadgets électroniques:
    • Le LDA (Lane Departure Assist).  En pratique, avec nos routes mal marquées, l’utilité est faible.  Même avec le système de correction pour ramener l’auto dans centre de la voie, les résultats sont décevants.  Il faut avoir la roue sur la ligne avant qu’on sente une tentative de l’auto de ramener dans le milieu de la voie.  Bref, après quelques utilisations, je laisse cette fonctionnalité éteinte.
    • Le radar adaptatif pour suivre sur la route.  Même au minimum de distance, c’est un brin trop loin de la voiture d’en avant, plus de 2 secondes, presque 3.  Sur l’autoroute, on se trouve loin de l’auto qui nous précède.  Dans la circulation urbaine, c’est trop loin.  S’il y a une plus voie, c’est certain qu’on se fait couper.  Toyota ont été très prudents dans leur programmation.
    • La caméra de recul.  Franchement, un peu triste.  L’image occupe environ le tiers supérieur du grand écran.  Si on ajuste le volant, aucune ligne jaune pour prédire la trajectoire.
    • Les capteurs de distance.  Pris dans la grosse circulation, je me suis retrouvé un peu proche de l’auto d’en avant.  J’ai entendu le BIP-BIP durant plusieurs minutes, pas moyen facile de l’éteindre.  Un bouton MUTE serait apprécié!
    • Le BIP-BIP du recul.  Devrait y avoir moyen de le désactiver complètement.  Le pire, c’est lorsqu’on est au téléphone et qu’on doit faire marche arrière, vraiment pas agréable pour la personne au bout de la ligne!

L’écran central une des caractéristiques que je désirais le plus.  Avec l’usage, je dois avouer que son utilisation n’est pas aussi pratique que je l’aurais cru.  Il manque des petites choses pour qu’il soit plus agréable.  Par exemple, lorsqu’on fait un appel téléphonique, on peut utiliser le bouton « décrocher » sur le volant pour initier l’appel.  Par la suite, un menu s’affiche sur l’écran pour nous permettre de choisir parmi nos favoris.  Une fois l’appel fait, il y a un symbole de retour de chariot.  Même si on appuie sur le bouton avec le même symbole sur le volant, aucun effet, il faut absolument utiliser son doigt et viser juste!  Ayant déjà eu une Camry avec un système similaire, le bouton du volant fonctionnait toujours nous ramener au menu principal.  Il semble qu’il faut apprendre à utiliser plus les commandes vocales, alors, je vais lire plus mon manuel et me pratiquer avec cela.

Le GPS.  Il faut vraiment consacrer un peu de temps au manuel, surtout si on veut l’utiliser efficacement.  Faut l’avouer, par rapport à Waze, les instructions sont bien tristounettes et bien moins détaillées.  Ce serait tellement agréable d’avoir son Waze sur ce grand écran, ou du moins, même la moitié!  Evidement, si Toyota allait vers AppleCar Play, ce serait un plus.

Je ne voudrais pas terminer ce billet avec des points négatifs seulement, car des positifs, il y en a beaucoup!

  • L’éclairage de la route au DEL est absolument super!  Sur la version Technologie, il y a en plus les lumières à brume.  On voit vraiment bien, l’éclairage est puissant, large et bien ciblé.  Un beau bravo.
  • La performance du mode EV (tout électrique).  Vraiment bien, les départs sont vifs, la reprise est très bonne.  Même sur l’autoroute, passer de 75 à 100-105 pour entrer dans circulation ne cause absolument pas de problèmes.
  • La tenue de route est excellente.  La nouvelle plate-forme TNGA apporte vraiment des grosses améliorations par rapport aux anciennes Prius.
  • La suspension indépendante aux quatre roues.  La encore, les chaussées inégales sont absorbées beaucoup plus efficacement.
  • La consommation en mode « essence » est très faible, ce qui est toujours apprécié lorsqu’on doit passer dans ce mode.
  • La vision.  On voit bien, les piliers A sont assez minces et permettent de bien voir.
  • L’aide au stationnement.  Il faut se pratiquer un peu pour savoir s’en servir efficacement et une fois mes devoirs faits, j’apprécie de plus en plus cette fonction.
  • L’aide pour éviter les collisions si le véhicule en avant freine trop rapidement.  L’apparition d’un gros FREINEZ! dans une gros rectangle rouge dans le tableau de bord et un signal sonore réveille.  Si on n’est pas assez vite, l’auto devrait freiner (je me suis pas rendu à cette étape!).  En deux occasions, j’ai été surpris et bien content de cette fonctionnalité.

Voilà, au final, ce fût un beau deux mois à utiliser et découvrir cette nouvelle Prius.  Rien qui m’a fait regretter ma décision d’avoir cette voiture.

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Dénigrement des véhicules électriques

Il fallait s’y attendre, l’auto électrique qui commence à prendre un peu plus de place,   commence à déranger pour de vrai

Il faut lire l’excellent article de Daniel Breton (sur le site de Roulez électrique) sur la publicité négative qui va nous assaillir et les techniques qui seront utilisées pour nous inonder d’informations biaisées.

En passant, un film à écouter:  Who Killed the Electric Car?

Pourquoi j’ai vendu mon auto électrique

Eh oui, je me suis départi de ma Nissan Leaf après avoir fait 20 des 48 mois de mon contrat de location.

Pourquoi?  Tu n’aimes pas ça un véhicule électrique?

Mais, mettons les choses claires en partant, je ne suis pas devenu anti-véhicule électrique!

Je n’ai pas une réponse avec un seul point, mais, c’est un ensemble de facteurs qui m’ont amené à cette décision.

Mes besoins ont changés.  Pour des raisons personnelles, je dois faire plus de déplacements interurbains qu’initialement prévu.

Le véhicule n’est pas à son meilleur dans ce type de déplacement.  La Leaf est un bon véhicule urbain, mais, sur l’autoroute, la faible capacité de la batterie est un frein aux longs parcours (sans de multiples recharges).

Ajoutons à cela le froid hivernal et un réseau de BRCC encore peu développé sur le parcours voulu, c’est suffisant pour ne pas pouvoir / vouloir s’aventurer sur l’autoroute.

Bien sûr, dans cette aventure, j’ai ma part de blâme, je n’ai pas fait complètement mes devoirs avant de louer ma Leaf SV 2015!  J’avais vu les Tesla qui étaient définitivement hors de mon budget et des articles sur les qualités de la Leaf, ce qui piqua ma curiosité.  Après des lectures sommaires, une visite au concessionnaire et un seul essai routier, j’ai signé!  Rétrospectivement, c’est une chose à ne pas faire!

Plutôt que de continuer à faire des compromis pour les deux prochaines années, j’ai décidé d’absorber la perte reliée à ce changement hâtif et de passer à un autre véhicule.

Alors, mon passage d’un véhicule 100% électrique à un autre 100% à combustion interne ne doit pas être vu comme un désaveux de la technologie.  Le véhicule électrique, c’est l’avenir des transports.  L’électricité sera de plus en plus produite à partir de sources renouvelables et c’est la seule façon de s’assurer de pouvoir nous propulser pour des milliers d’années!

Mais, en attendant que la situation s’améliore sur le front des véhicules électriques pour répondre à mes besoins à un prix raisonnable, je retourne temporairement “en arrière”.

Pour terminer, voici ce que je considère mes leçons à retenir si vous êtes dans le marché pour un véhicule électrique pour ne pas refaire mes erreurs.  Le but n’est pas de vous décourager d’acheter / louer un tel véhicule, mais, d’en avoir un qui répond le mieux à vos besoins:

  • Prenez votre temps!  Louer ou acheter un véhicule est une décision qui entraîne des coûts financiers importants.  Mieux vaut y penser avant de signer!
  • Bien analyser vos besoins.  Prendre le temps de vérifier ce que vous allez effectuer comme parcours et dans quelles conditions (circulation dense, saison, etc.).  Difficile de prévoir l’avenir, mais, si possible, y penser et vous donner de la marge de manoeuvre.
  • Bien se renseigner sur les capacités du véhicule électrique dans les différentes conditions climatiques dans lesquelles il sera utilisé.  Ne pas sous-estimer l’effet du climat sur l’autonomie.
  • Vérifier le réseau de recharge publique existant, ne pas seulement se fier aux promesses qui sont faites d’installations futures.  Rien de plus frustrant que d’engager des sommes importantes en espérant que les bornes espérées vont s’installer comme prévu.  Depuis le mois de juillet 2014, j’ai vu bien des promesses qui n’ont pas été tenues ou, très étirées… assez pour faire manquer une saison de randonnées dans une région.
  • Utiliser les chiffriers de comparaisons des coûts disponibles sur les sites web comme celui de l’AVÉQ ou Roulez électrique.  Faites des hypothèses réalistes selon votre situation.  Selon les combinaisons qu’on fait, on peut avoir des surprises.
  • L’essence est la dépense la plus visible d’une auto avec un moteur à combustion interne, sauf que dans la majorité des cas, ce n’est pas la plus importante!  C’est la dépréciation qui compte pour beaucoup… surtout si vous êtes du genre à garder vos véhicules de 3 à 5 ans.  Les véhicules électriques sont désavantagés sur ce point à cause de la sortie de nouveaux modèles avec des capacités augmentées pour un prix très similaire au modèle qu’il remplace (prenez la Leaf 2015 SV ou SL par rapport à la 2015, augmentation de la capacité de la batterie de 25% et amélioration de la chimie de sa batterie).

Si vous choisissez bien votre véhicule électrique, nul doute que vous aurez alors une expérience de conduite des plus agréables, conscient de ses capacités.

PS: Je laisse l’information sur la Leaf que j’ai accumulé au cours des 2 dernières années sur mon expérience véhicule électrique.

Leaf et froid de -24°C

Par un beau samedi froid, j’ai voulu montrer ce que cela donne d’avoir une auto électrique.

On se fait souvent demander « Est-ce que ça démarre bien l’hiver une auto électrique?».  Eh oui, pas de problèmes!


 


 

J’ai déjà mentionné les frustrations que la Leaf et le froid entraîne, surtout lorsqu’on veut faire de l’autoroute, il reste que pour des parcours plus courts et urbain, le véhicule électrique possède ses avantages.

  • Démarre sans problèmes.
  • Réchauffe l’habitacle rapidement.
  • Permet d’attendre une autre personne au chaud sans contrevenir aux règlements municipaux.
  • Permet d’en faire le préchauffage à distance.

Par contre, on s’en sort pas, dans les grands froids, la capacité de la batterie (de la Leaf) oblige à calculer ses déplacements avec plus de précautions pour ne pas se retrouver en situation fâcheuse.