LEAF – Froid et frustrations

Eh oui, c’est l’hiver et, encore une fois, malgré mon désir de rouler électrique, la Leaf teste ma patience!

En effet, on aura beau lire les forums pour trouver des trucs, il reste que la Leaf n’est pas à son meilleur dans le froid.

Chauffage – pieds du conducteur

En premier lieu, force est de constater que le chauffage est ajusté pour ne pas garder au chaud les pieds du principal intéressé, le conducteur!  On sent toujours une fraîche sur les jambes et ça reste froid pour les pieds, même avec des bottes d’hiver et des bons bas de laine.

Autonomie limitée:

On lit un peu partout que le froid n’a pas tant d’effet que cela sur la batterie, qu’on perd environ 10-15%, pas plus que ça.

Ceux qui limitent leurs commentaires à ce point font de la restriction mentale.

Il faut ajouter le chauffage à une température sécuritaire et raisonnable de 20°C.  Pourtant, pour y arriver, si on laisse le mode «Auto», on voit la dépense d’énergie grimper rapidement.  C’est pour cette raison qu’on lit dans bien des forums que des conducteurs coupent le chauffage pour arriver à destination.  Pas pratique.

Il faut ajouter le vent!  Si on roule avec un bon vent de face ou de tiers avant, il faut additionner cette vitesse à celle qu’on maintient et comme on le sait, la vitesse est l’ennemie de l’autonomie.

L’autoroute! La vitesse plus élevée, l’aérodynamisme moyen de la Leaf, la vitesse constante qui ne permet pas de récupérer de l’énergie (régénérer la batterie), tous ces points font en sorte que ce type de route n’est vraiment pas la meilleure option pour la Leaf.

Le froid, le vrai froid… -12°C et moins.  La thermopompe devient beaucoup moins efficace et c’est le chauffage résistif qui prend la relève et lui, il consomme de l’énergie!

Pneus d’hiver:

Évidemment, avec un pneu d’hiver, on peut perdre jusqu’à 10% d’autonomie selon certains intervenants.  Difficile de le quantifier puisqu’on les mets lorsqu’il fait froid.  De plus, pour maximiser l’autonomie, on doit tenir la pression des pneus à 40 psi.  Déjà, avec les flancs de ces pneus plus durs, on se retrouve avec une portée beaucoup moins agréable qu’avec un pneu d’été.  Rien pour ajouter au confort de faire de la route.

Neige:

Eh oui, on l’oublie, mais, la neige sur la route augmente la résistance au roulement.  Qui dit augmentation de l’effort pour avancer, dit réduction de l’autonomie.  Un autre facteur surprenant.

Recharge rapide (BRCC):

La Leaf 2015 ne recharge pas vite aux BRCC dans le froid (voir mon expérience à 3°C), il faut prévoir encore plus de temps!

Attention, ce n’est pas vrai pour les 2016 avec la batterie de 30 kW, elle est moins sensible au froid et offre une bien meilleure performance lors des recharges rapides.

Niveau de tolérance personnel:

Pour certains, arriver chez-soi avec 10% de batterie, c’est super!  Il leur restait 10 km et ils sont arrivés avec une grande réserve!

Pour d’autres, comme moi, être en bas de 20% l’hiver, c’est loin d’être agréable et je considère que c’est une situation pas tellement agréable.  Disons que même en voiture à essence, je ne laisse jamais le voyant rouge de bas niveau s’allumer.

Un autre point qui réduit mon autonomie.

Conclusion

Alors, l’hiver, il faut prendre ses précautions et se garder une bonne marge de manoeuvre dans nos déplacements… et tenir compte des limitations que la Leaf nous impose.

Si on prévoit faire de l’autoroute, il faut vraiment planifier, vérifier les conditions météo,  routières et ne pas envisager un parcours trop optimiste.

Pour les trajets urbains normaux, ce qui est la force de la Leaf après tout, à moins d’un froid sibérien et d’avoir vraiment tout contre soi, pas de problèmes! Mais, ça reste un peu froid pour les pieds!

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