Quelle est la pollution effectivement générée par un véhicule électrique?

Une nouvelle étude par quatre professeurs d’université vient d’être publiée.  Il s’agit d’une étude très complète qui tient compte de nombreux facteurs pour déterminer la pollution qui est générée par un VÉ versus un modèle d’auto à essence.

Comme l’étude n’est pas facilement accessible sans payer, un article dans Ars Technica en résume les grandes lignes.

Ce que j’ai retenu de cet article:

Extrait de Ars:

Le résultat de toutes ces mathématiques complexes est que, en dehors d’un certain nombre de la  Californie et de certaines villes texanes, la conduite d’un véhicule électrique peut entraîner plus de dommages en pollution que de conduire une voiture conventionnelle (à essence) équivalente. À Los Angeles, qui a beaucoup de trafic et qui bénéficie d’électricité relativement propre, un VÉ est le bon choix, soutiennent-ils. Alternativement, le Midwest rural c’est l’inverse.  La faible densité de population signifie relativement peu la pollution atmosphérique due au trafic, alors que l’électricité provient beaucoup de centrales électriques au charbon. Mais même Chicago et New York sont mal loties sous leur modèle, malgré que ces deux villes qui paient un prix élevé de la pollution du trafic conventionnel.

Les conclusions vont faire des bonnes nouvelles pour les sceptiques des VÉ; si les fils de discussion récents pour les véhicules électriques d’ici à Ars sont quelque chose aller près, il y a beaucoup de gens qui veulent voir les véhicules alimentés par batterie échouer.

Cependant, il y a beaucoup d’hypothèses formulées dans le document. Les estimations sont fondées sur une moyenne de 24 000 km par an, ce qui est de 50% supérieur à la moyenne actuelle pour les voitures. Et comme ils notent, les données pour les centrales est maintenant vieilles de plusieurs années, et la production d’électricité est de plus en plus en propre aux Etats-Unis.

Ils n’ont également pas calculé les différents impacts de l’exploitation minière ou l’extraction du combustible pour les centrales électriques, les voitures ou les matériaux pour batteries.  Il en va de même pour  les avantages actuels instaurés pour encourager l’adoption des véhicules électriques pour stimuler le marché pour développer et affiner des groupes motopropulseurs et la technologie de la batterie, quelque chose qu’on va certainement voir arriver.

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De plus, à la suite de cet article, des commentaires bien intéressants sont fait par les lecteurs.

Plusieurs reprochent à l’étude de ne pas tenir compte que la pollution des autos à essence / diesel reste locale et pollue fortement les milieux urbains.  Un gros avantage des VÉ qui réduisent à zéro cette pollution locale.

Un autre lecteur fait un bon résumé de l’énergie nécessaire pour générer un gallon d’essence.  C’est désolant.

Enfin, soulignons qu’au Québec, l’électricité est super propre et que c’est un paradis pour les VÉ.  Ce tableau le montre bien:

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Alors, il ne faudrait pas que de telles études, incomplètes, servent de prétexte à ne pas décarbonater nos transports et ainsi, aider à ralentir les effets des changements climatiques.

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